Amortir l’Impact de la Crise Financière Internationale sur les Secteurs Sociaux

Devant l’ampleur de crise financière étalée au grand jour en 2008, les secteurs sociaux comme la santé et l’éducation sont affectés en Afrique. Mobilisés par le Club d’Afrique en collaboration avec l’UNESCO, des intellectuels africains ont proposé des solutions lors d’un colloque international du 07 au 9 juin à Lomé.

Nouréine TIDJANI-SERPOS, sous-Directeur général de l'UNESCO-Afrique, François Agbéviadé Galley, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, professeur AMPAH-JOHNSON, President du Club d' Afrique

Près d’une soixantaine d’intellectuels africains se sont réunis à Lomé pour un colloque sur le thème « l’impact de la crise financière internationale sur les secteurs sociaux en Afrique et les recherches de solution d’amortissement ». Certains sont  venus des pays voisins dont le Bénin, le Ghana et le Nigéria. Lors de la réunion, ils ont balayé d’un revers de main les allégations selon lesquelles la crise financière internationale n’aurait pas affecté l’Afrique. Selon eux, la crise est typiquement celle du système financier des pays du Nord. Pourtant, l’Afrique est indirectement touchée car les pays occidentaux en crise économique donnent moins pour l’aide au développement.

A la suite d’échange fructueux autour des thèmes abordés par le colloque, les participants rappellent notamment que l’un des moyens pour sortir l’Afrique de la crise financière internationale consiste à donner la priorité à l’intégration sous-régionale et régionale. L’objectif est de constituer de grands marchés économiques viables. Le colloque suggère qu’une part du budget national soit réservé aux secteurs tels que l’éducation et la formation, la santé, l’habitat global, l’agriculture et la culture. Ce groupe souhaite aussi veiller à ce que ces secteurs ne soient plus les victimes des coupes sombres en cas de restriction budgétaire.

Selon Nadim, économiste togolais, il faut également intéresser la jeunesse rurale à la production agricole. Il propose d’offrir des bourses d’études agricoles à tous ceux qui s’inscriront dans les collèges agricoles. Il faudra créer ces collèges dans toutes les préfectures du Togo mais aussi dans celles d’autres pays africains. L’économiste espère ainsi la naissance d’une nouvelle classe d’exploitants agricoles modernes qui viendrait progressivement supplanter les exploitations traditionnelles à faible rendement, afin d’avoir moins de démunis en Afrique.

Le professeur Hanrat AGUESSY, coordinateur de l’Institut de Développement et d’Echange Endogène (IDEE) déclare au nom du colloque qu’ une Afrique unie serait mieux outillée pour prévenir et contenir les crises qui secouent régulièrement le continent. Selon les termes de la déclaration, il est nécessaire que les pays africains s’engage dans des projets communs  et concrets en faveur de l’ensemble de la communauté africaine. Ils sont encouragés à créer au sein de leurs pays respectifs, un climat qui favorise les investissements et l’aide extérieur y compris celle de la diaspora.

Le Club d’Afrique, dirigé par le professeur Ampah JOHNSON, recteur chancelier des universités du Togo, est un Centre international de réflexion crée le 31 octobre 1980. Il a collaboré avec plusieurs institutions, des colloques et des séminaires.


avatar Soumis par le 15 Jun 2010 dans la/les categories Actualités, Économie. Pour rester informés des commentaires de cet article, vous pouvez souscrire au flux RSS 2.0. Togozine encourage les débats. Veuillez laisser vos commentaires en bas des articles. Les opinions des rédacteurs/personnes mentionnées sont fournies comme telles et ne reflectent pas systématiquement l'opinion du magazine.

Vos Commentaires et Reactions

Laissez Vos Commentaires Ici



Rejoignez-Nous Sur Togozine











Log in | Born of the vision of Eryck



BACK TO TOP