CAN 2012 : Rendez-vous au Gabon et Guinée Equatoriale

Le 21 Janvier 2012 aura lieu le coup d’envoi de la 28ème Coupe d’Afrique des nations aux pays de Ali Ondimba BONGO & Théodoro Obiam NGUEMA Obassogo.

Seize (16) finalistes joueront trente deux (32) matches et ce, pendant vingt et un (21) jours.

La coupe d’Afrique des Nations a actuellement cinquante quatre (54) ans. Elle naquit difficilement le 10 Février 1957 à Khartoum au SOUDAN, à une époque où l’Afrique, dans sa majorité, pliait sous le colonialisme, où le football se pratiquait de manière disparate.

La dame Coupe des Nations est devenue un symbole : symbole de l’unité sportive. A sa naissance, le football était l’apanage de quelques Associations nationales éloignées les unes des autres que la Coupe d’Afrique a rassemblés sous la bannière de la Confédération Africaine de Football (CAF) dont « l’empire » s’étend de nos jours sur une cinquantaine de pays.

Symbole aussi de la vie intense, de la popularité du foot. En 1957, la 1ère édition de la CAN avait réuni trois (3) engagés sur les quatre (4) membres fondateurs de la CAF.

Symbole également de la libération. A peine adhéraient ils à l’ONU ou à l’OUA (actuelle UA) que les jeunes Etats africains s’affiliaient à la FIFA et à la CAF et s’engageaient dans la CAN, premier terrain où pouvait s’exprimer un nationalisme neuf et ambitieux.

Symbole enfin de la marche tâtonnante et mouvementée de l’Afrique vers le progrès. Que n’a t elle reflété les expériences, les contradictions de la politique de développement des pays africains !

Depuis sa première édition et jusqu’en 1978, la Coupe d’Afrique était le calice argenté, ciselé par un orfèvre Khan el Khalili d’Egypte et portant sur son socle le nom d’Abdelaziz Abdallah SALEM, le 1er Président de la CAF.

En conquérant au stade d’Accra, le 18 mars 1978, la propriété définitive de ce calice symbolique, l’équipe du Ghana, les Blacks Stars, ont inscrit leur triomphal paraphe à la fin du premier chapitre d’une histoire qui eut ses lumières et ses ombres.

Un vase ailé de forme austère (offert par le Conseil Supérieur du Sport en Afrique) fut mis en jeu à partir de 1980.

Trente (30) ans après, c’est l’Egypte qui a clôturé le 2ème chapitre en gagnant par 3 fois successifs 2006, 2008 et 2010.

Mais notons qu’à partir du 13 Janvier 1996, c’est une autre Coupe que se sont disputés les quatorze (14) rescapés des éliminatoires et les deux (2) qualifiés d’office à l’époque le Nigeria en sa qualité de détenteur du titre 1994 et l’Afrique du Sud comme pays organisateur.

Une autre Coupe si l’on considère la formule de compétition qui avait mis aux prises seize (16) finalistes contre (douze (12) en 1992 & 1994 ; huit (8) en 1968 & 1990 ; six (6) en 1963 & 1965 ; quatre (4) en 1962 et seulement trois (3) et 1957 & 1959) s’est déroulée sur vingt et un jours et a compté trente deux (32) matches.

Il s’est agi là d’une innovation importante qui n’a pas manqué de modifier profondément le contenu de la compétition et de favoriser les calculs au détriment du spectacle.

La nouvelle formule n’obéit elle pas d’abord à des considérations commerciales : en augmentant le nombre de rencontres ; elle augmente de même coup, le montant des recettes et également des rentrées publicitaires et télévisuelles ?

Le ballon africain est placé désormais dans le vent du « réalisme économique ».

Sur les pelouses de Malabo et de Bata de la Guinée Equatoriale, de Libreville et Franceville au Gabon, il y aura du 21 Janvier 2012 au 12 Février 2012, toute une pléthore de cracks du ballon et surtout une armada de ‘mercenaires » dont les chefs de file ont pour non Didier Drogba de la Côte d’Ivoire, Abedi Ayew du Ghana et autre Mamadou Niang du Sénégal.

Cette présence de professionnels garantit elle la qualité du spectacle comme l’ont démontré les éditions de 1992 & 1994 ?

Tout dépendra des choix tactiques des entraineurs qui feront dans l’ensemble, preuve de conformisme en privilégiant le facteur physique aux dépens de l’intelligence créatrice.

Des arguments physiques, les Eléphants de la Côte d’Ivoire, n’en manquent pas. Avec l’armada des expatriés, l’entraîneur n’aura que l’embarras du choix pour bâtir une équipe type.

Leur principal rival sera les Blacks Stars du Ghana. Là, l’effectif truffé de pros et surtout rajeuni est de qualité. La valeur technique de ses « magiciens » et leur maturité tactique en font de sérieux clients pour la passe de cinq en Guinée Equatoriale & Gabon.

Le Sénégal, la Tunisie, le Burkina Faso, le Mali et la Zambie, ne seraient être exclus de la course…

Le Maroc et la Guinée viendront à la 28ème CAN pour la confirmation effective de leurs talents.

La Guinée Equatoriale et le Gabon auront de sérieux atouts à faire valoir surtout at home.

Quant aux Angolais, ils viendront confirmer le bien qu’on pense d’eux depuis leur performance montrée à domicile en 2010.

Le Niger et le Soudan, seront des adversaires peu accommodants pour leurs valeurs consacrées. Leurs belles possibilités seront manifestés lors des éliminatoires et leur ascension en demi finale n’apparaît pas comme une vue chimérique.

Deux en revanche, paraissent destinées à tenir des rôles de second plan : la Libye à cause d’un pouvoir offensif limité et le Botswana qui en dépit de la valeur de ses expatriés, manquera d’expérience internationale car c’est à sa première participation au gotha du football africain.


avatar Soumis par le 30 Dec 2011 dans la/les categories A La Une, Sports. Pour rester informés des commentaires de cet article, vous pouvez souscrire au flux RSS 2.0. Togozine encourage les débats. Veuillez laisser vos commentaires en bas des articles. Les opinions des rédacteurs/personnes mentionnées sont fournies comme telles et ne reflectent pas systématiquement l'opinion du magazine.

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