Conversations avec des Togolais – Bilan 2011: Wolali Ahlijah

Togozine: Bonjour Mr. Ahlijah Comment allez-vous?
: Je vais bien. Merci pour l’opportunité de cet interview et félicitations à toute votre équipe pour le travail excellent que vous faites.

Togozine: 2011 fut une année intéressante au Togo pour de nombreuses raisons, que pensez-vous qu’on se souviendra de 2011, quand l’histoire regarde en arrière?
W.A.: Une année intéressante? Cela dépend de l’angle ou l’on se place. A mon avis, je pense que 2011 a été une année comme une autre pour les Togolais. La sclérose de notre société reste intacte malgré quelque brouhaha sociaux et le boucan des politiciens. Mais au fond rien n’est vraiment advenu et aucun évènement de valeur historique, à mon humble avis, n’a marqué 2011. Quand l’histoire regarde en arrière, je pense qu’on se souviendra de 2011 comme de l’année des opportunités gâchées pour notre pays d’aller de l’avant, l’année d’inertie des forces vives et l’année où l’injustice, sournoisement, a gagné du terrain sur la terre de nos aïeux.

Togozine: Qui sont les personnes que d’après vous la diaspora togolaise a besoin d’apprendre à connaître, car ils portent beaucoup de potentiel pour l’avenir.
W.A.: Au lieu d’une personne ou d’un groupe de personne, je pense que la diaspora a besoin de connaitre le Togo et son peuple. Vous savez, la diaspora est un groupe complexe d’individus dont les expériences sont assez exceptionnelles. Partis du Togo pour des raisons diverses à des âges variés et avec des backgrounds différents, les membres de la diaspora togolaise n’ont pas forcément une vision unifiée de leur pays. Ajoutez à cela, les conséquences de 48 ans de dictature et vous obtenez la recette d’une confusion absolue et d’un manque de cohésion qui rend stérile la diaspora dans son ensemble. Apprendre à connaitre le Togo, la nature de ses problèmes, les enjeux immédiats et futurs est le ferment absolu de création d’un mouvement capable de définir l’avenir du pays.

Togozine: Qu’êtes-vous impatient de voir arriver en 2012?
W.A. : Mais, vous vous en doutez ? ! (rires). La reconquête du pouvoir politique par le peuple souverain. Le retour de la justice et la réinstauration des valeurs démocratique dans notre pays et mon premier vœu et la seule chose que j’attends avec impatience en 2012. J’attends avec impatience la fin de ces images de répression et le début d’une société assainie qui offre des opportunités à tous ses fils.

Togozine: Quels sont les défis que le Togo doit résoudre en 2012 afin de se positionner stratégiquement pour tirer parti des opportunités futures?
W.A. : Le défi à mon avis est bien simple et d’une importance capitale. Le Togo en tant que pays doit rentrer dans la modernité. Cela veut dire que nous ne pouvons aller de l’avant avec un système politique moyenâgeux qui place le pouvoir aux mains d’une minorité, qui aliène le peuple souverain, se moque du droit et institue l’indiscipline en mode de gouvernent. J’aimerais bien vous réciter les poncifs habituels c’est-à-dire lutter contre la corruption, la pauvreté, attirer les investisseurs blablabla… Mais la réalité, et vous le savez bien, c’est que nous souffrons d’un mal de gouvernance qui vient du fait que la souveraineté de notre peuple est mise en cage par une minorité d’individu dont les intérêts n’ont rien à voir avec les nôtres. Cela crée une société sans substance au sein de laquelle les éléments de divisions, les germes de conflit sont extrêmes, et où l’incivisme et la violence deviennent des modes de survie. Le Togo a un problème existentiel qui doit se résoudre par une refondation c’est-à-dire un retour aux valeurs premières qui fondent toute nation viable. Nous sommes comme un train déraillé. Ce n’est pas en réparant les  accessoires, en maquillant les wagons ou en nettoyant l’intérieur que nous allons avancer. Il nous faut tout juste remettre le train sur les rails ; remettre le Togo sur les rails de la justice et de la liberté et vous verrez que nous allons aller à pleine vapeur vers des horizons merveilleux.

Togozine: Vous êtes dans le monde du Leadership. Quels conseils donneriez-vous à des jeunes togolais qui veulent jouer dans ce secteur en 2012?
W.A. : Si conseil il y a à donner, je dirais qu’il est important de lire et d’apprendre des autres, surtout à travers les biographies et les modèle de succès individuels ou organisationnels. Mais au-delà, il faut acquérir et cultiver un esprit critique, je veux dire une capacité d’analyse personnelle et utiliser cela de façon quotidienne dans les actions.

Togozine: Merci très cher pour votre temps …. , Un dernier mot pour nos lecteurs?
W.A. : Oui. Merci à vous tous qui soutenez Togozine. C’est un exemple louable d’entreprenariat et de leadership. Comme tout magazine Togozine tire sa force de son lectorat. Erick et son équipe font un job formidable. Faisons de notre côté que notre grande famille de lecteur continue de s’élargir en 2012. Bonne et heureuse année à tous.

Togozine: Happy New Year 2012, et que Dieu vous bénisse.
W.A. : Happy New Year. Courage et succès pour Togozine. Et que l’Eternel bénisse le Togo.


avatar Soumis par le 28 Dec 2011 dans la/les categories A La Une, Interviews. Pour rester informés des commentaires de cet article, vous pouvez souscrire au flux RSS 2.0. Togozine encourage les débats. Veuillez laisser vos commentaires en bas des articles. Les opinions des rédacteurs/personnes mentionnées sont fournies comme telles et ne reflectent pas systématiquement l'opinion du magazine.

Vos Commentaires et Reactions

Qu'en Pensez Vous?... 1 Reaction deja “Conversations avec des Togolais – Bilan 2011: Wolali Ahlijah”

  1. L’alternance au TOGO c’est comme donné sa propre arme à son énémi qui ne va jamais te louper. Je crois que pour avancer on doit donner la chance à l’alternance au TOGO pour voir si ça va évoluer ou pas.MERCI

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