Grandes vacances pour les éléves togolais: détente ou travail?

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Durant cette période d’environ deux mois qui précède la grande rentrée des classes, les élèves sont en vacances et s’adonnent à un ensemble d’activités.  Pour cela, Togozine a suivi des élèves de la banlieue-Est de Lomé à Adamavo, Baguida et Avépozo.

Nos Saints Patrons, Grégoire le Grand , Saint Expédit , ou encore  Sophie Barat auront moins de soucis à se faire maintenant que leurs petits protégés se retrouvent en vacances. Du moins, ils en auront moins en ce qui concerne les élèves et enseignants togolais.

Dès que la cloche sonne la fin des cours et le début des vacances, nos petits élèves, notamment les garçons, se retrouvent tous dans la rue, à longueur de journée, conquérants de cette liberté qu’ils ont perdue pendant  ces neuf longs mois où leur quotidien était partagé entre fastidieuses journées de classe et devoirs de maison. Cette liberté qui leur est maintenant permise signifie:  « A bas la corvée d’étudier!! La rue et le défoulement à l’honneur !!! », diront-ils pour sûr.

En quoi consiste réellement cette liberté ?

Quelques uns d’entre eux deviennent occasionnellement des revendeurs ambulants de toutes sortes de produits de première nécessité, condiments et légumes compris. D’autres  préfèrent s’adonner à divers jeux (baby foot, jeux de cartes, jeux vidéos…). Et enfin, certains autres se retrouvent sur le terrain  en tant qu’organisateurs avertis d’activités sportives comme des matchs foot regroupant plusieurs équipes de quartiers voisins.

Pendant ce temps, d’autres plus alertes, exploitent à leur avantage l’un de ces deux mois de liberté pour prendre des cours de vacances; généralement dispensés en matinée. Presque tous les établissements scolaires en donnent durant cette période de l’année.

Au cours de cette visite dans la banlieue-est, Togozine a fait une rencontre singulière dans l’enceinte du Lycée de Baguida: une petite petite fille nommée Kokoè, âgée d’environ huit ans. Elle y vendait des galettes à base de farine de blé.

Kokoè
Kokoè

Togozine : Tu es élève ?
Kokoè : Oui.
Togozine: Quelle classe ?…et quel établissement ?
Kokoè : Je monte en CE2 à l’EPP Groupe C de Baguida.
Togozine: C’est l’établissement près des rails ?
Kokoè : Oui.
Togozine: Et pourquoi n’es tu pas en cours de vacances et que tu vends ?
Kokoè : (Chuchotant d’une manière confidentielle) il n’y a pas d’argent.

A son attitude, on décelait une petite fille très avertie, d’une certaine maturité, vivant dans un contexte familial difficile; une petite fille sur laquelle, beaucoup de personnes devaient compter.

Voici la réalité quotidienne de certains élèves

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