Kpatcha Gnassingbé condamné à 20 ans de réclusion criminelle

« C’est une parodie de justice » premier propos que pouvait lacher   Me Jonas Sokpo juste après la condamnation prononcée de Kpatcha Gnassingbé et de ses coaccusés par la Chambre judiciaire de la Cour suprème Togolaise.

Kpatcha Gnassingbé  vient d’ètre condamné à une réclusion criminelle de 20 ans d’emprisonnement ferme. On lui reproche d’avoir dans la nuit du 12 au 13 Avril commis des actes jugés de flagrant délit relatifs à un coup d’Etat. Faits punis par les articles 4, 187 et 230 du Code Pénal Togolais. Nous sommes au Jeudi 15 Septembre 2011. Très tot le matin, les policiers bouclent les alentours du palais de Justice de Lomé. « C’est sur que Kpatcha sera condamné », fulminent quelques Loméens.

Toute la Capitale attend le verdit qui sera sans appel. Les familles des victimes se dirigent vers le palais. Les journalistes accrédités aussi. Mais ceci  après avoir été soumis au contrôle de vérification de leur badge par les policiers qui se pointent près de leurs barricardes.  Le verdict était prévu tomber à 10h  heure locale. Et 10h  exactement rien ne filtre. Les Loméens affluent déjà les lieux. Le portail du palais étant fermé, ceux qui sont déhors ne pourront tout suivre que par le son du baff. 11 heure, Les Magistrats ne sont toujours pas là. 11h 30min, les pieds commencent par se fatiguer. « Ou on va encore reporter », pouvait lancer quelqu’un à voix basse. 12h05, un ouf de soulagement. La Cour rentre. Et la lecture de la décision de l’arrèt commence.

Une lecture qui dure environ 2h d’horloge. Et aux termes du verdict, en plus de Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du Président de la République qui passera 20 ans en prison, Assani Tidjani est aussi condamné à 20 ans de réclusion criminelle avec déchéance civique comme Kpatcha . Le Général et ancien Ministre de la Défense du Général Eyadéma président de la République du Togo de 1967 à 2005, est accusé d’avoir incité  Kpatcha Gnassingbé à poser des actes d’atteinte à la sureté de l’Etat.  Au total 13 prévenus ont été condamnés à des peines lourdes. Les 19 autres aussi condamnés soient-ils pourront regagner leurs domiciles respectifs. Ils recouvrent donc la liberté car leurs peines ont été déjà purgées dans leur lieu de détention.

L’affaire Kpatcha Gnassingbé vient donc de connaitre son épilogue. Mais cet arrèt  est une décision rendue en premier et dernier ressort car insusceptible de tout recours.  Seule la grace présidentielle pourra les libérer mais  elle n’effacera pas la peine. Alors que l’amnistie donne la liberté et blanchit aussi les casiers judiciaires.  Aussi soulignons-nous que la décision de la cour pourrait ètre revisée si et seulement si  les résultats de l’enquète que la Cour demande à l’Etat Togolais par rapport aux cas de torture évoqués lors des auditions prouvent à suffisance que les détenus ont été véritablement soumis à ces cas.

En tout cas, les Avocats de la défense dont Me Sokpo affirment proposer dans les prochains jours aux condamnés d’introduire des demandes de grace présidentielle. « C’est mieux ainsi. Car il vaut mieux demander la grace que de passer 20 ans pour ces conneries. Moi je n’ai pas de respect pour ces juges de la Cour suprème »,  martèle toujours Me Sokpo et à Maitre Zeus Ajavon , aussi Avocat de la Défense de conclure «  c’est une décision politique, le droit n’est pas rendu. »


avatar Soumis par le 16 Sep 2011 dans la/les categories A La Une, Actualités. Pour rester informés des commentaires de cet article, vous pouvez souscrire au flux RSS 2.0. Togozine encourage les débats. Veuillez laisser vos commentaires en bas des articles. Les opinions des rédacteurs/personnes mentionnées sont fournies comme telles et ne reflectent pas systématiquement l'opinion du magazine.

Vos Commentaires et Reactions

Laissez Vos Commentaires Ici



Rejoignez-Nous Sur Togozine











Log in | Born of the vision of Eryck



BACK TO TOP