Le chemin de croix quotidien contraint les jeunes à l’immigration

2013-04-immigration-souffrance

Source: Sylvio Combey: http://sylviocombey.wordpress.com/2013/04/09/togo-le-chemin-de-croix-quotidien-contraint-les-jeunes-a-limmigration/

La masse de togolais épris d’une rage à vouloir quitter à tout prix leur pays devient de plus en plus grand. Et cela n’est pas sans risque. Le nommé Sani Kivé Ouro-Agouda, l’un des survivants d’un naufrage en haute mer, s’est confié à nos confrères du quotidien « Liberté » mais au delà, il faut y lire un chemin de croix quotidien au Togo.

Cela peut sembler anodin mais vous saluez aujourd’hui un togolais sur la route « comment ça va ? », il te répond « très bien ». Et pourtant, loin d’affirmer son état d’âme, le Togolais donne plutôt une réponse mécanique comme cela le lui a été enseigné. Mais au fin fond de lui, c’est des grincements de dents.

Le jeune togolais Sani Kivé Ouro-Agouda a failli lui aussi en faire les frais quand il se décide de quitter le calvaire togolais. Le jeune homme âgé de 26, à en croire nos confrères, a quitté la maison le 6 février 2013. Il faisait partie de la centaine de candidats à l’immigration. Cette immigration ne se fera pas dans les normes requises d’autant plus que tous ont préféré emprunter une pirogue motorisée pour se rendre au Gabon où dit-il, il fait mieux vivre.

Sous le poids de la surcharge et de la véhémence des vagues, la pirogue va faire naufrage et la panique aidant, tous se sont retrouvés dans la mer. Sani Kivé Ouro-Agouda et une Béninoise de 14 ans n’auront al vie sauve que grâce à uen bonbonne de gaz à laquelle ils se sont accrochés et deux bouteilles de Coca-Cola qui les ont aidés à passer trois (3) jours en haute mer avant de trouver assistance.

Au-delà des faits tels que relaté par le sieur Sani Kivé Ouro-Agouda, on y note une ambition du Togolais à quitter sa terre, son pays à la recherche d’un mieux être quelque soit le prix. Le phénomène de l’immigration clandestine avait été toujours collé aux populations de l’hinterland mais là le Togo n’en est pas épargné. L’une n’est autre que les conditions de vie précaires qui prévalent sur la terre de nos aïeux. Et cela ne fait qu’encourager la fuite des cerveaux, peu importe les conditions.

Le parcours de Sani Kivé Ouro-Agouda devrait non seulement servir de leçon aux prochains candidats à l’immigration clandestine mais aussi réveiller les gouvernants sur leur devoir d’assurer un mieux-être aux gouvernés.

Lire le témoignage en question http://liberte-togo.com/l/index.php?option=com_content&view=article&id=2153:naufrage-dune-pirogue-aux-larges-du-nigeria-avec-134-passagers-clandestins&catid=7:societe&Itemid=6


avatar Soumis par le 16 Apr 2013 dans la/les categories Actualités, Chroniques. Pour rester informés des commentaires de cet article, vous pouvez souscrire au flux RSS 2.0. Togozine encourage les débats. Veuillez laisser vos commentaires en bas des articles. Les opinions des rédacteurs/personnes mentionnées sont fournies comme telles et ne reflectent pas systématiquement l'opinion du magazine.

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