Les audiences de la CVJR entrent dans sa phase pratique

Qu’est-ce que le Togo a vécu de 1958 à 1963 sur le plan de violences  politiques ? Et bien quelques éléments de réponses ont été donnés ce 7 septembre devant les Comissaires de la CVJR.  Ils étaient au total 8 personnes à se prononcer sur le sujet, et c’étaient tous des personnes agées.

Une opération qui rentre dans la phase des audiences publiques de la Commission Vérité Justice Réconciliation dont la mission est de faire la lumière sur les exactions commises au Togo de 1958 à 2005. Ce jour, ces audiences ont commencé avec les récits de certains témoins et acteurs de Ces mouvements politiques  devant les journalistes et quelques autres citoyens du pays. Un acteur et Témoin a ému la salle. Il ‘agit de Komi Ahadji, né en 1929 et Membre de la Juvento d’alors. Il décrit leur opposition à la politique de l’Ancien Président du Togo Sylavanus Olympio. Ce dernier envoyait des Ablodé Sodja(Milices) dans leurs domiciles. Ils violaient leurs femmes, leurs filles devant eux les bastonnaient sauvagement. C’était sadique et indicible selon les propres termes de Koffi Ahadji. Ils ont été emprisonnés à la prison civile de Lomé d’alors. Ils se nourrissaient de la farine du manioc tous les matins et la nuit, on les sortait pour des bastonnades. Le président de la République Olympio leur rendait visite et leur disait souvent « Vous refusez de laisser vos grands frères faire la politique, vous allez mourir ici un à un ».

Et effectivement, quelques un mourraient la nuit et on les enterrait avant le petit matin.Que ce soit dans les maisons, la Gendarmerie et dans les prisons, les traitements à eux infligés par le camp Olympio étaient inhumains et dégradants. Mais, une chose pas du tout négligeable. Le vieux pardonne. Il dit « Je voudrais voir ces personnes devant moi mais pas pour me venger mais leur dire juste un mot. Je leur pardonne car ils n’ont pas su ce qu’ils ont fait ». Peut-ètre un bon début pour le processus puisque son successur direct Théophile Bitho s’est prèté également au jeu de pardon.

Ce que le Ministre Alipui n’épouse peut-ètre pas. Ce dernier témoin aussi de ce temps et violences conclue « Tant qu’il y aura toujours impunité, la réconciliation ne sera possible. »


avatar Soumis par le 10 Sep 2011 dans la/les categories Société. Pour rester informés des commentaires de cet article, vous pouvez souscrire au flux RSS 2.0. Togozine encourage les débats. Veuillez laisser vos commentaires en bas des articles. Les opinions des rédacteurs/personnes mentionnées sont fournies comme telles et ne reflectent pas systématiquement l'opinion du magazine.

Vos Commentaires et Reactions

Laissez Vos Commentaires Ici



Rejoignez-Nous Sur Togozine











Log in | Born of the vision of Eryck



BACK TO TOP