Si vous voulez aider l’Afrique, allez-y investir

Nous connaissons les images négatives de l’Afrique — la famine et les maladies, les conflits et la corruption. Mais, comme nous le dit Ngozi Okonjo-Iweala, il y a une autre histoire moins connue qui se déroule dans de nombreux pays africains : celle des réformes, de la croissance économique et des opportunités commerciales.

Invitée au célèbre TED Talks en 2007, elle nous montre –à travers l’exemple du Nigéria– comment l’Afrique d’aujourd’hui est prête à aller de l’avant et à changer de cap.

Parce que j’ai trouvé son discours très optimiste (ce que je suis moi même) et assez instructif, j’ai décidé de vous proposer (pour ceux qui sont moins à l’aise avec la langue de Shakespeare) le “transcript” en français. Vous trouverez la Vidéo originale (en anglais) à la fin de l’article.

Merci beaucoup, Chris. Tous ceux qui sont passés ici ont dit qu’ils avaient peur. Je ne sais pas si j’ai peur, mais c’est la première fois que je m’adresse à une audience comme celle-ci. Et je n’ai rien de technologiquement intelligent à vous montrer. Il n’y a pas de transparents, vous aurez à vous contenter de moi. (Rires)

Ce que je veux faire ce matin, c’est partager quelques histoires avec vous et parler d’une Afrique différente. Ce matin déjà il y a eu plusieurs allusions à l’Afrique dont vous entendez tout le temps parler : l’Afrique du VIH/SIDA, l’Afrique du paludisme, l’Afrique de la pauvreté, l’Afrique des conflits, et l’Afrique des catastrophes.

Bien qu’il soit vrai que ces choses se produisent, il y a une Afrique dont vous n’entendez pas beaucoup parler. Et parfois je suis perplexe, et je me demande pourquoi. C’est l’Afrique qui change, celle à laquelle Chris a fait allusion. C’est l’Afrique des opportunités. C’est l’Afrique où les gens veulent prendre en main leurs propres futurs et leurs propres destinées. Et c’est l’Afrique où les gens sont à la recherche de partenariats pour y arriver. Voilà ce dont je veux parler aujourd’hui.

Et je souhaite commencer en vous racontant une histoire à propos de ce changement en Afrique. Le 15 septembre 2005, M. Diepreye Alamieyeseigha, un gouverneur d’un des états du Nigeria les plus riches en pétrole, fût arrêté par la London Metropolitan Police au cours d’une visite à Londres. Il fût arrêté parce qu’il y avait des transferts de 8 millions de dollars allant sur certains comptes inactifs lui appartenant ainsi qu’à sa famille. Cette arrestation se produisit grâce à la coopération entre la London Metropolitan Police et la Commission Nigériane contre les Crimes Économiques et Financiers — dirigée par un de nos gens les plus capables et courageux : M. Nuhu Ribadu. Alamieyeseigha fût traduit en justice à Londres. À cause de certaines gaffes, il parvint à s’échapper déguisé en femme et s’enfuit de Londres pour rejoindre le Nigeria où en accord avec notre constitution, ceux qui exercent une fonction officielle en tant que gouverneurs, président — comme dans beaucoup de pays — possèdent une immunité et ne peuvent pas être poursuivis. Mais ce qui s’est passé: les gens étaient si scandalisés par ces agissements qu’il fût possible pour l’assemblée législative de l’état de le mettre en accusation et de le destituer.

Aujourd’hui, Alams — pour faire court — est en prison. C’est une histoire sur le fait que les gens en Afrique ne sont plus disposés à tolérer la corruption de leurs dirigeants. C’est une histoire sur le fait que les gens veulent que leurs ressources soient convenablement gérées pour leur bien, et non pas transférées vers des endroits où ils ne profiteront qu’à une petite élite. Donc, quand vous entendez parler de l’Afrique corrompue — toujours la corruption — je veux que vous sachiez que les gens et les gouvernements essayent sérieusement de lutter contre dans certains de ces pays, et qu’il en ressort certains succès.

Cela veut-il dire que le problème est résolu ? La réponse est non. Il reste encore beaucoup de chemin à faire mais la volonté est là. Et des succès sont remportés dans ce combat très important. Donc quand vous entendez parler de corruption, ne pensez pas que rien n’est fait — que vous ne pouvez pas opérer dans aucun pays africains à cause de la corruption massive. Ce n’est pas le cas. Il y a une volonté de lutter, et dans de nombreux pays, cette lutte est en cours et est en train d’être gagnée. Dans d’autres, comme le mien, le Nigeria, où il y a eu une longue histoire de dictature, cette lutte est en cours et il nous reste encore un long chemin à parcourir.

Mais la vérité est qu’il se passe quelque chose. Il y a des résultats : des contrôles indépendants de la Banque mondiale et d’autres organisations montrent que dans beaucoup de cas, la tendance est décroissante en terme de corruption, la gouvernance s’améliore. Une étude de la Commission Économique pour l’Afrique a montré une tendance claire et en hausse de la gouvernance dans 28 pays africains.

Et laissez moi ajouter une dernière chose avant que j’en finisse avec le thème de la gouvernance. C’est que les gens parlent de la corruption, la corruption. À chaque fois qu’ils en parlent on pense immédiatement à l’Afrique. Voilà l’image qu’on a : les pays africains. Mais laissez moi vous dire ceci : si Alams a pu transférer huit millions de dollars vers un compte à Londres — si les autres personnes ont pu amasser de l’argent, une somme estimée à 20 à 40 milliards maintenant des fonds des pays en voie de développement et dormant à l’étranger dans les pays industrialisés — s’ils sont capables de faire ça, qu’est-ce que c’est? N’est-ce pas de la corruption ? Dans ce pays, si vous acceptez de la marchandise volée, n’êtes-vous pas poursuivis ? Donc quand on parle de ce type de corruption, rappelons nous ce qui se passe de l’autre côté du globe — où va l’argent et ce qui peut être fait pour y mettre fin. Je travaille en ce moment sur une initiative, avec la Banque Mondiale, sur la récupération d’actifs, en essayant de faire notre possible pour récupérer l’argent transféré à l’étranger — l’argent des pays en voie de développement — pour que cet argent soit rendu. Parce que si nous pouvons récupérer les 20 milliards de dollars qui dorment à l’étranger, c’est une somme potentiellement plus importante pour certains pays que celle de toute l’aide qui leur est apportée. (Applaudissements)

La deuxième chose dont je souhaite parler c’est la volonté d’engager des réformes. Les Africains, après — ils sont fatigués, nous somme fatigués d’être l’objet de la charité et de l’attention de tout le monde. Nous sommes reconnaissants mais nous savons que nous pouvons prendre en main nos destinées si nous avons la volonté d’engager des réformes. Et ce qui se produit dans de nombreux pays africains en ce moment c’est la prise de conscience que personne ne peut pas le faire à notre place. Nous devons le faire. Nous pouvons encourager des partenaires à nous soutenir, mais nous devons faire le premier pas. Il nous faut réformer nos économies, changer nos dirigeants, devenir plus démocratiques, être plus ouverts au changement et à l’information.

Et c’est ce que nous avons commencé à faire dans un des plus grands pays du continent, le Nigeria. En fait, si vous n’êtes pas au Nigeria, vous n’êtes pas en Afrique. Je veux que vous le sachiez. (Rires) Une personne sur quatre en Afrique sub-saharienne est nigériane, et c’est le pays de 140 millions de personnes dynamiques — des gens inorganisés — mais des gens très intéressants. Vous ne vous ennuierez jamais. (Rires)

Nous avons commencé à nous rendre compte que nous devions nous prendre en charge et nous réformer. Et avec le soutien d’un chef d’état ayant eu la volonté, à l’époque, d’engager des réformes, nous avons mis en place un programme complet de réformes que nous avons nous-mêmes conçu. Pas le Fonds Monétaire International. Pas la Banque Mondiale, pour qui j’ai travaillé pendant 21 ans et dont je suis devenue une vice-présidente. Personne ne peut le faire pour vous. Il faut le faire soit-même.

Nous avons mis en place un programme qui, d’une : désengagerait l’état des entreprises dont il n’avait pas de raison de s’occuper. L’état ne devrait pas s’occuper de la production des biens et des services parce qu’il est inefficace et incompétent. Nous avons donc décidé de privatiser un grand nombre de nos entreprises. (Applaudissements) Cela — en conséquence, nous a mené à libéraliser un nombre important de nos marchés. Pouvez-vous croire qu’avant cette réforme — qui a débuté à la fin de 2003, quand j’ai quitté Washington pour prendre le poste de Ministre des Finances — nous avions une entreprise de télécommunication qui n’avait été capable de développer que 4 500 lignes terrestres en 30 ans d’existence ? (Rires)

Avoir un téléphone était un luxe immense dans mon pays. Vous ne pouviez pas en avoir. Il fallait verser un pot-de-vin. Il fallait faire des pieds et des mains pour avoir un téléphone. Quand le Président Obasanjo a lancé et soutenu la libéralisation du secteur des télécommunications, nous sommes passés de 4 500 lignes terrestres à 32 millions de lignes GSM, un nombre qui croît encore. Le marché nigérian des télécommunications est celui avec la deuxième plus forte croissance au monde, après la Chine. Nous obtenons des investissements d’environ 1 milliard de dollars par an dans les télécommunications. Et personne ne le sait, sauf quelques personnes avisées. (Rires)

L’entreprise la plus avisée à arriver sur le marché fut MTN de l’Afrique du Sud. Et pendant les trois ans pendant lesquels je fus ministre des finances, ils ont engrangé une moyenne de 360 millions de dollars de profits annuels. 360 millions sur un marché — dans un pays qui est pauvre, avec un revenu moyen par habitant juste en dessous de 500 dollars. Il y a donc un marché. Ils ne l’ont pas ébruité mais d’autres ont vite été au courant. Les Nigérians eux-mêmes ont commencé à développer quelques entreprises de télécommunications sans fil, et trois ou quatre autres sont arrivées. Mais le marché est immense, et les gens ne le savent pas, ou alors il ne veulent pas le savoir. La privatisation a donc été une des choses que nous avons faites.

L’autre initiative que nous avons prise est de mieux gérer nos finances. Parce que personne ne va vous aider ou vous soutenir si vous ne gérez pas bien vos finances. Et le Nigeria, avec le secteur pétrolier, avait la réputation d’être corrompu et de ne pas bien gérer ses finances publiques. Qu’avons-nous donc essayé de faire ? Nous avons introduit une règle fiscale supprimant le lien entre notre budget et le prix du pétrole. Avant nous budgétisions nos dépenses en fonction de ce que nous rapportait le pétrole, parce que le pétrole est le secteur qui rapporte le plus de revenus dans l’économie : 70 pour cent de nos revenus proviennent du pétrole. Une fois que ce lien fût supprimé, nous avons commencé à budgétiser nos dépenses en fonction d’un prix du pétrole légèrement en dessous du prix réel en économisant la différence. Nous ne savions pas si nous pourrions réussir, la mesure était controversée. Mais le résultat immédiat fût de réduire la volatilité qui était présente jusque là en terme de notre développement économique — quand le prix du pétrole augmentait, notre économie croissait très vite. Quand il s’effondrait, notre économie s’effondrait aussi. Et nous ne pouvions presque rien payer, les salaires, les dépenses de notre économie. Nous avons pu réguler ce phénomène. Avant que je ne quitte mon poste, nous avions engrangé 27 milliards de dollars pour alimenter nos réserves. Alors que lorsque je suis arrivée en 2003, nous avions sept milliards de dollars de réserves. Quand je suis partie, nous avions presque atteint 30 milliards de dollars. Et aujourd’hui nous avons environ 40 milliards de dollars de réserves grâce à la bonne gestion de nos finances. Et cela renforce notre économie, cela la rend stable.

Notre taux de change qui fluctuait tout le temps est maintenant relativement stable et bien géré, ce qui permet au monde des affaires d’avoir une prévisibilité des prix dans notre économie. Nous avons réduit l’inflation de 28% à 11%. Et notre PIB a augmenté de 2,3 pour cent en moyenne pendant la dernière décennie à environ 6,5 pour cent maintenant. Donc tous les changements et les réformes que nous avons mis en œuvre se sont traduits par des résultats économiques mesurables.

Et sachant que nous voulions réduire notre dépendance au pétrole et de diversifier — et qu’il y a beaucoup d’opportunités dans ce grand pays, comme dans beaucoup de pays africains — le plus remarquable est que cette croissance est venue non pas du seul secteur pétrolier mais aussi d’autres secteurs. La croissance de l’agriculture a été de plus de 8 pour cent. Le secteur des télécommunications n’a pas été le seul à croître, il en a été de même pour l’immobilier, et je peux citer d’autres exemples. Cela illustre bien le fait qu’une fois que la macro-économie fonctionne correctement, les opportunités dans les autres secteurs sont énormes.

Nous avons des opportunités en agriculture, comme je l’ai dit. Nous avons des opportunités dans les minerais solides. Nous avons beaucoup de minerais dans lesquels personne n’a investi ou qui n’ont pas été explorés. Et nous avons réalisé que sans une législation appropriée rendant cela possible, cela n’arriverait pas. Nous nous sommes donc dotés d’un code minier comparable aux meilleurs codes au monde. Nous avons des opportunités dans le logement et l’immobilier. Il n’y avait rien dans un pays de 140 millions de personnes — pas de centres commerciaux qui vous sont familiers ici. C’était pour quelqu’un une opportunité d’investir qui enflamma l’imagination des gens. Et maintenant, nous avons une situation où les commerces de ce centre commercial ont un chiffre d’affaires quatre fois supérieur à celui qu’ils avaient prévu.

Donc, des avancées immenses dans la construction, l’immobilier, les marchés hypothécaires. Les services financiers : nous avions 89 banques. Beaucoup trop ne s’attachant pas à leur rôle premier. Nous les avons consolidées de 89 à 25 banques en exigeant qu’elles augmentent leur capital social. Celui-ci est passé d’environ 25 millions de dollars à 150 millions de dollars. Ces banques sont maintenant consolidées et ce renforcement du système bancaire a attiré beaucoup d’investissements extérieurs. La banque Barclays du Royaume-Uni a apporté 500 millions. Standard Chartered a apporté 140 millions. Et je peux continuer. Toujours plus de dollars dans le système.

Nous faisons de même avec le secteur de l’assurance. De même pour les services financiers, beaucoup d’opportunités. Le tourisme, dans beaucoup de pays africains, est une grande opportunité. Et c’est ce pour quoi beaucoup de gens connaissent l’Afrique de l’est : la faune, les éléphants, et ainsi de suite. Mais gérer le marché touristique de façon à en faire vraiment profiter les gens est très important.

Que suis-je en train d’essayer de dire ? J’essaye de vous dire qu’il y a une nouvelle vague qui déferle sur le continent. Une nouvelle vague d’ouverture et de démocratisation dans laquelle, depuis 2000, plus de deux tiers des pays africains ont organisé des élections démocratiques avec plusieurs partis. Toutes n’ont pas été parfaites, ou ne le seront, mais la tendance est très claire. J’essaye de vous dire qu’au cours des trois dernières années, le taux moyen de croissance sur le continent a évolué d’environ 2,5 pour cent à 5 pour cent par an. C’est mieux que la performance de nombreux pays de l’OCDE. Il est donc clair que les choses changent.

Les conflits sont en recul sur le continent ; il y en avait environ 12 conflits il y a une décennie, il y en a maintenant trois ou quatre conflits, L’un des plus terribles, bien sûr, est celui du Darfour. Et comme vous le savez, il y a l’effet de voisinage où si quelque chose se passe dans une partie du continent, il semble que tout le continent en souffre. Mais il faut savoir que ce continent n’est pas — est un continent de nombreux pays, pas d’un seul. Et si nous sommes maintenant descendus à trois ou quatre conflits, cela veux dire qu’il y a beaucoup d’opportunités d’investissement dans des économies excitantes, stables, et en croissance, où il y a plein d’opportunités. Et je souhaite faire une remarque sur cet investissement.

Le meilleur moyen d’aider les Africains aujourd’hui est de les aider à voler de leurs propres ailes. Et le meilleur moyen de le faire est d’aider à créer des emplois. Il n’y aucun problème à lutter contre le paludisme et d’y mettre de l’argent et de sauver la vie des enfants. Ce n’est pas ce que je dis. Tout ça est très bien. Mais imaginez l’impact sur une famille : si les parents ont un emploi et s’assurent que leurs enfants vont à l’école, alors ils peuvent acheter les médicaments pour lutter eux-mêmes contre la maladie. S’il vous est possible d’investir dans des endroits où vous pouvez gagner de l’argent tout en créant des emplois et en aidant les gens à voler de leurs propres ailes, n’est-ce pas une opportunité merveilleuse ? N’est-ce pas la chose à faire ? Et je souhaite souligner que certaines des meilleures personnes dans lesquelles investir sur le continent sont les femmes. (Applaudissements)

J’ai un CD avec moi. Je suis navrée de ne pas l’avoir dit à temps. Autrement, j’aurais souhaité vous le montrer. Il est intitulé, « L’Afrique : prête à faire des affaires.» Et c’est une vidéo qui a reçu un prix du meilleur documentaire de l’année. Notez que la femme qui l’a réalisé sera en Tanzanie, où se déroulera la prochaine session en juin. Mais ce documentaire montre des Africains, des femmes en particulier, qui contre toute attente ont développé des entreprises, dont certaines de calibre mondial.

Une des femmes dans cette vidéo, Adenike Ogunlesi, fabrique des vêtements pour enfants — ce qu’elle a commencé comme passe-temps s’est transformé en entreprise. Elle mélange des matériaux africains, comme nous l’avons, avec des matériaux venus d’ailleurs. Donc, elle fabriquera une petite salopette avec du velours côtelé, en y intégrant des matériaux africains. Des concepts très créatifs. L’entreprise a atteint le niveau où elle a même reçu une commande de Wal-Mart. (Rires) Pour 10 000 pièces. Cela montre que nous avons des personnes capables de faire des choses.

Et les femmes sont appliquées : elles sont déterminées ; elles travaillent dur. Je pourrais continuer à donner des exemples : Béatrice Gakuba du Rwanda, qui a lancé une entreprise horticole et qui exporte maintenant aux enchères au rabais à Amsterdam chaque matin, et qui emploie 200 autres femmes et hommes pour travailler avec elle. Cependant, beaucoup d’entre elles manquent de capitaux pour se développer, parce que personne ne croit en dehors de nos pays que nous sommes capables de faire ce qu’il faut. Personne ne pense en terme de marché. Personne ne pense qu’il y a une opportunité. Mais je suis ici pour affirmer que ceux qui ratent le coche maintenant, l’auront manqué à jamais.

Donc si vous souhaitez être en Afrique, pensez à investir. Pensez aux “Béatrices”, pensez aux “Adenikes” de ce monde, qui font des choses incroyables qui les projettent dans l’économie globale, tout en s’assurant que leurs semblables, hommes et femmes, soient employés, et que les enfants de ces ménages reçoivent une éducation parce que leurs parents gagnent un revenu adéquat.

Je vous invite donc à explorer les opportunités. Quand vous irez en Tanzanie, écoutez attentivement, parce que je suis sûre que vous entendrez parler des diverses occasions dans lesquelles vous aurez la possibilité de vous investir pour le bien  du continent, pour le peuple et pour vous-même.

Merci beaucoup. (Applaudissements)

Ngozi Okonjo-Iweala parle d’investir en Afrique (video)

N’hésitez donc pas à commenter et à donner votre avis sur ce discours des plus optimistes et des plus encourageants sur l’Afrique et ses opportunités.

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avatar Soumis par le 6 Mar 2012 dans la/les categories Opinions, Technologies. Pour rester informés des commentaires de cet article, vous pouvez souscrire au flux RSS 2.0. Togozine encourage les débats. Veuillez laisser vos commentaires en bas des articles. Les opinions des rédacteurs/personnes mentionnées sont fournies comme telles et ne reflectent pas systématiquement l'opinion du magazine.

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